COMPTE RENDU DE L’AG DU 06/04/2016

Ordre du jour :

  • Rapport de la CNE
  • Bilan de la mobilisation, retour des commissions
  • Perspectives : 9 avril (40 mars), convergence des luttes, etc…
  • Mandats prochaine CNE/CNL

Adoptée

Récapitulatif des votes :

Blocage inversé. Bloquer la sortie principale de la fac, en arguant sur les 2h supplémentaires quotidiennes, avec faux tribunal des prud’hommes, salle de receuillement, etc. Afin de sensibiliser les insouciants. Adoptée 2ab 14c 3Nppv

Principe de prendre le réflexe de signer les tracts de façon commune (étudiant.e.s , lycéen.e.s, syndicats, AG populaire, etc.) Adopté 6ab

Banderole lycéens-étudiants pour la manif de samedi Adoptée

Banderole convergence des luttes Adoptée

Point info après la manif de samedi 3ab 1nppv Adoptée

Diff/collage pour la Nuit Debout 2 nppv 4 ab Adoptée

Mise en place de commissions de travail pendant la Nuit Debout 3ab 1c Adoptée

Inviter les artistes de la Z.A.T. (festival ce week-end). De nombreux musiciens seraient prêts à rejoindre le mouvement. 2nppv 2abs Adopté

Differ un tract pour la Nuit Debout pendant la Z.A.T. 1nppv 7abs Adoptée

Partir en cortège de la Z.A.T. (Figuerolles) à la fin du festival pour rejoindre la place de la Comédie. 19c 10p 8nppv 13 ab Refusée

Vote des dates 12, 14 et 20 sur le principe ; l’AG mandate le com’mob pour contacter les autres secteurs mobilisés et choisir ce qu’il faut faire les 12 et 14. 3nppv 4ab Adoptée

Blocus de Paul Va le 13 => 31c 21p 7Abs Refusée

Invitation (aux luttes) : Amphi B = lieu de convergence des luttes, 2c 4npvv 2c 8 ab Adopté

Prochaine AG : mercredi 13 avril  Adoptée  à 14h Adoptée

Prochain com’mob jeudi 07 avril 9h30 Adoptée..

Boîte à idées sur la table infos + mandat a portée en AG => Adoptée

RÉCAPITULATIF DES MOTIONS:

L’AG de l’UPV réunie le 6 avril appelle les étudiants et les salariés avec leurs organisations syndicales (FO, CGT, FSU, Solidaires) à manifester de manière unitaire samedi 9 avril pour le retrait du projet de loi travail. Adopté

L’AG étudiante de Montpellier appelle à mener le combat contre l’ouverture des directions syndicales (notamment l’UNEF) à la négociation et au « dialogue social ». Les salariés, jeunes et/ou syndiqués se sont mobilisés pour le retrait immédiat et non négociable de la loi travail. Ne nous laissons pas croire qu’un gouvernement proposant une loi aussi libérale portera les avancées sociales demandées par la mobilisation. Syndiqués, étudiants et lycéens, travailleurs et chomeurs, précaires et retraités, solidarisons-nous pour le retrait non négociable et menons le combat contre les directions syndicales, qui de par leur position, tendent à protéger le gouvernement. Portons unilatéralement nos revendications. Adopté 3ab 1c

Manifestation sauvage du 5 Avril

Récit d’une manif’ sauvage humide :

Montpellier, 05 avril 2016 : appel de la Coordination Nationale Étudiante et des syndicats interprofessionnels à une journée nationale de grève et de manifestation contre la loi El Khomri, dans une logique de durcissement et d’extension de la mobilisation.

Taux moyen de pluviométrie dans la matinée : 2mm/heure. Autant dire un vrai temps de chien.

L’Assemblée Générale de l’université Paul-Valéry, répondant à cet appel, avait donné rendez-vous pour un départ en manifestation au départ du site à 10h30. Un petit groupe ne craignant pas les gouttes se forme devant le portail de Paul-Valéry, et décide, compte tenu des effectifs, de relancer la logique du défilé précédent : débrayer les établissements d’enseignement au cours de notre passage, afin de grossir les rangs. C’est l’occasion de mettre au clair quelques points avec les médias nationaux : en interrogeant la pertinence des images qu’ils pourraient produire aujourd’hui, nous rappelons qu’ils ne peuvent pas diffuser clairement le visage d’une personne si elle s’y oppose. Ils s’intéressent visiblement davantage à une équipe de clowns-patrons qui vient participer à la « fête du travail ».

La manifestation sauvage s’élance tranquillement en apprenant qu’un blocus est en cours au lycée Jules Guesde, depuis tôt le matin, et que la BAC est intervenue pour un contrôle d’identité.

Nous arrivons à l’UM (Université de Montpellier), site de la faculté des Sciences, et commençons à intervenir dans les amphithéâtres, appuyés stratégiquement par l’équipe de patrons-clowns surdéterminés à faire passer leur mot d’ordre : « vive les esclaves du capitalisme ! ». L’accueil en plein milieu des cours n’est pas digne de celui que l’élite intellectuelle devrait réserver à l’humour et à l’ironie : si quelques enseignants restent cordiaux et compréhensifs, certains n’acceptent pas l’intervention-information-débrayage (qui se fait donc à leur insu), tandis qu’un autre, scandalisé, avorte son cours en concluant « la suite sera en ligne et considérée comme sue » et sort de l’amphi, colérique, sous le regard interrogatif de ses étudiants. Un petit nombre de motivés viennent se rallier au cortège, dont un groupe d’irréductibles, en lutte depuis plusieurs années contre SANOFI.

La suite semble logique : nous devons aller au lycée Jules Guesde pour exprimer et affirmer les liens qui doivent se faire dans le cadre de la mobilisation locale. Nous déambulons quelques centaines de mètres et décidons, pour nous presser, de nous y rendre en prenant les transports collectifs. Sans en débattre, un consensus se fait évident : ceux-ci seront gratuits. En les attendant, un petit groupe de militants de la CGT (interpro), qui a du se résoudre (à cause des conditions météorologiques) à reporter leur pique-nique devant la préfecture, vient nous prêter main forte.

Nous descendons des transports et ne sommes pas tellement surpris lorsque nous voyons la BAC déjà sur place, à attendre de pouvoir suivre le cortège en se racontant certainement des détails croustillants sur la couleur de nos écharpes et de nos chaussettes. La pluie est moins prévisible.

Nous arrivons au lycée Jules Guesde toutes banderoles dehors, en chantant-criant des slogans d’encouragement, et d’autres qui dépassent le cadre de la loi travail : « De l’argent, il y en a, dans les caisses du patronat ». Mais nous arrivons un peu tard : il ne reste devant l’établissement qu’une partie des lycéens mobilisés pour leur blocus, cependant une sorte d’encouragement réciproque se fait au grès de quelques sourires, explications, informations, conseils, et utilisation solidaire des parapluies. Décidant collectivement que la dynamique lancée vaut le coup d’être menée à son terme, nous invitons les lycéens à rejoindre le cortège non domestiqué, dans le but d’aller montrer notre présence et notre détermination à d’autre établissements d’enseignement secondaire. Pour ce faire à nouveau : opération transports gratuits.

Nous sortons à l’arrêt de tramway Saint-Denis, et empruntons l’avenue George Clemenceau, en déambulant anarchiquement au milieu de la circulation. C’est l’occasion de sortir des tracts et de les diffuser. Devant le lycée Clemenceau, alors que nous déployons la banderole « Montpellier lève-toi », nous exhortons les lycéens à se joindre à nous par la petite grille d’entrée piétons, tandis qu’un groupe bien informé accède dans l’enceinte du bâtiment par l’accès véhicules. Les lycéens – on ne peur pas en dire autant du personnel – nous renvoient un sentiment chaleureux et enthousiaste, même si leur capacité de mobilisation spontanée est un peu entravée par les pressions scolaires qui les entourent. Quelques personnes viennent derechef rejoindre le cortège.

Nous prenons alors la route en sens inverse dans l’idée de rejoindre l’assemblée générale des intermittents de Montpellier vers la Comédie, après être passés au préalable au lycée Joffre, pour leur montrer une fois de plus notre volonté de créer des soutiens réciproques. Rebelote pour une traversée au milieu des voitures, pendant laquelle les agents de la BAC nous suivent de très près. Nous arrivons ensuite sur les bords du centre historique, où le nombre recrudescent de piétons a pour effet de souder le groupe et de raviver les passions vocales. L’entrée dans la rue des Étuves, en direction de la place de la Comédie, est l’occasion de prouver encore une fois le potentiel et la puissance sonore d’individus faisant corps, ce qui ne manque pas d’attirer l’attention et l’étonnement des badauds.

En passant sur la Comédie, nous apprenons que l’assemblée générale du CIP-LR (Coordination des Intermittents et Précaires du Languedoc Roussillon) se tient dans la salle Molière, et décidons donc directement de terminer notre parcours par le lycée Joffre. Un petit footing de cent mètres s’improvise, afin d’essayer de prendre de court l’éventuelle « grille fermée » qui nous y attendrait.

En arrivant à Joffre, nous commençons à discuter avec le personnel de la loge, très vite rejoins par la junte administrative. Profitant de l’ouverture du portail des véhicules, un groupe se fraye un accès à l’intérieur des grilles. Un échange verbal s’ensuit, et très rapidement une personne de l’administration, pleine de zèle et de fougue, tente de fermer le portail manuellement, ce qui ne manque pas de heurter les individus sur son passage, qui parviennent en toute réactivité à ne pas se retrouver blessés et enfermés par le métal roulant, et à maintenir l’ouverture. Nous tentons alors de reporter l’échange dans le domaine verbal, et non physique.

Il est décidé ensuite – il pleut depuis le début – de rejoindre l’abri du kiosque sur l’esplanade afin d’y organiser une assemblée générale qui permettra de faire le point sur cette matinée.

La plupart des lycéens présents (Guesde, Joffre, Clémenceau) assistent à leur première AG, qui se centre essentiellement sur un point information-perspectives : prise de tour de parole des lycéens, étudiants, SANOFI… Quelques conseils sont échangés sur les stratégies de blocages. Nous décidons également d’envoyer deux « délégués » à l’assemblée générale de la CIP-LR, salle Molière, dont les liens avec la mobilisation étudiante vont grandissants. L”intervention des étudiants de Paul-Valéry y est très bien reçue : récapitulation des actions et formes de mobilisation, informations sur les dates ultérieures, constat de conditions de vies déplorables qui ne se cantonnent pas qu’à un secteur d’activité, nécessité urgente d’organiser la solidarisation des luttes contre le monde capitaliste et libéral qui pense nos vies comme des outils de production. Les deux étudiant(e)s repartent sous les applaudissement, avec la certitude que les liens sont faits : la CIP-LR confirme sa présence à l’AG du lendemain sur le site de l’UM3 (notamment pour conjuguer les forces en vue de la préparation de la prochaine “Nuit Debout”), et un projet de média indépendant prend forme entre les deux parties.

 

Que peut-on retenir de cette journée ?

L’évidence : les militants petit-bourgeois de Montpellier n’aiment pas la pluie. Cependant, malgré que cette journée ait été peut suivie, il en ressort une image de détermination, au regard de la motivation qui a animé le défilé sauvage. Si le but de celui-ci était de renforcer les liens entre les différents secteurs et individus en lutte, il faut dire que l’issue est positive.

Nous pouvons également déplorer l’attitude liberticide des personnels administratifs des établissement d’enseignement, qui, dans la logique gouvernementale d’étouffement de la contestation, s’opposent fermement et souvent physiquement (outrepassant alors les prérogatives de leur activité professionnelle) au droit de se réunir et de manifester. Nous souhaitons dans cet axe vérifier une information : l’envoi par les services de scolarité du lycée Joffre d’une lettre de pression aux parents d’élèves concernant la mobilisation de leurs enfants.

Bien que nous pouvons regretter le manque de temps qui nous aurait permis de discuter davantage et librement avec les personnes qui ont donné de leur énergie aujourd’hui, l’Assemblée Générale au kiosque a été la tentative réussie d’une sensibilisation à l’organisation d’un débat collectif qui s’inscrit dans la logique d’une auto-organisation des luttes.

Malgré la répression qui s’abat durement partout en France, et sous l’effet des gesticulades des pouvoirs publics qui, tout sourire, proposent d’engager un dialogue avec les représentants des syndicats étudiants libéraux, cette journée montre notre détermination à amplifier le mouvement au niveau local et national en passant par l’ancrage de solidarités de luttes intersectorielles.

Article n° 35 de la constitution du 24 juin 1793 :

« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »

Un quatuor de la lutte.

 

COMPTE RENDU DE L’AG DU 29/03/2016

Ordre du Jour 

1. Point Info

2. Commissions

3. Manifestation du 31

4. Election des mandataires : coordination nationale

(Adopté)


 

RÉCAPITULATIF DES VOTES :

Proposition relative au 31 mars

Proposition : Vote en contradictoire (1 NPPV, 1 Abstention)

1. Cortège débrayant = Passage par les Facs, Lycées ADOPTE

a. puis convergent ADOPTE

b. puis autonome REFUSE

2. Cortège pas débrayant = 10h Antigone REFUSE

Proposition : Tract de manifestation avec RDV clé de la manifestation. (25 Abst. 8 Pour, 16 contre) REJETÉE

Motion : L’AG des étudiants réunie le 29 mars 2016 appelle les personnels et enseignants et leurs organisations syndicales (CGT, FSU, Solidaires, FO) à appeler et faire grève le jeudi 31 mars pour le retrait du projet de Loi Travail. Nous invitons leurs représentants à notre prochaine AG pour qu’ils présentent leurs positions. (7 NPPV, 5 Abst.) ADOPTÉE

Proposition : 1. AG post­manifestation (2 Abs.) ADOPTEE

a. le vendredi 1 avril. (3 Abs.) REJETÉE

b. après la manifestation 1 Nppv. 5 Abs.

c. avec celle de ville. 9 Pour, REJETEE

d. seulement étudiante ADOPTEE

Proposition : Demande à la Présidence pour la Banalisation des cours pour le 31 mars / Pas d’examens et pas de prise sur salaire pour les employés mobilisés. 2 Abs. ADOPTEE.


 

Proposition relative au 5 avril

Proposition : Manifestation avec débrayage complet. (4 NPPV, 4 Abs.) ADOPTEE

Proposition : Blocages économiques (bâtiments économiques ou administratifs. Ex : Polygone). 4 NPPV, 7 Abs. ADOPTEE

Proposition : Déposer notre horaire et lieu de RDV à l’intersyndicale et à l’AG de ville. 3 NPPV, 2 Abs. ADOPTEE


 

Proposition relative à la coordination nationale du 2 et 3 avril

Proposition : L’AG mandate le com’mob pour choisir les mandataire allant en coordination nationale. 3Nppv 2 contre ADOPTEE


 

Autre proposition

Motion : l’AG prend position contre la construction de la gare de La Meugère. 5Nppv 4Abs. ADOPTEE

Proposition : Action Péage gratuit organisée par le com’mob, avec l’AG de Ville, qui choisirait les modalités. 2Nppv, ADOPTEE

Proposition : Com’mob sur le Parvis, afin de le rendre visible. 2 Nppv, 3 Abs, 1 contre, ADOPTEE Com’mob 15h

COMPTE RENDU DE L’AG DU 23/03/2016

Ordre du jour :

1- point info, précisions loi travail

2- retour des commissions

3- perspectives : journée 24, 31, actions

Adopté.

RÉCAPITULATIF DES VOTES :

Général :

-proposition : coller dans les zones d’affichages non autorisées, sans détériorations : cad affiches seulement

4 abstentions, adopté

-proposition : mandater le comité de mob pour aller faire des interventions dans les entreprises

10 abstentions, adopté

– proposition :mandater le comité de mob pour diff sur les autre campus

Déjà adopté

– proposition : mardi prochain : AG mardi 29 mars 11h amphi B

3 abstentions, 3 contre, adopté

-proposition : mandater le com’mob pour organiser un péage gratuit en coordination avec les différentes AG de lutte sur mtp (ville, anti état guerre, anti état d’urgence) entre le 24 et le 31.

4contre, adopté

-proposition : faire de l’amphi B un lieu de ralliement ACTIF, (diff de films, ateliers, ect) (vote ?)

adopté

– proposition : mandaté le comité de mob pour créer des slogans réfléchis et qui portent les revendications sans être insultants envers la personne elle-même : pas de slogans sexistes ou homophobes. L’animation collective de la manif ne lance pas de slogans reposant sur insultes et homophobie.

2nppv, 2abstention,adopté

-proposition : compte rendu public et régulier de la vie et de l’acte de l’occupation de l’amphi (B) sur le site de la mob. (peut être contacter des médias plus élargis que les sites inter lutte étudiante)

1NPPV adopté

 

Proposition : création d’un tract en direction des professeurs.

Adopté, 4 contre

24 mars :

-proposition : partir en manif du medef si assez nombreux/trajet manif demain : à définir sur place

Adopté : partir en manif en fonction des forces en présence.

 

-proposition com médias aille demander un report des examens jeudi et banalisation des journées (dépénalisation des journées).

2 abstentions, adoptée

Proposition : prévenir la tam de l’opé tram gratuit :

refusée

25 mars :

-proposition : rassemblement vendredi 11h devant le bâtiment des  Guillems pour revendiquer le remboursements des frais d’inscription des 42 demandes d’étudiants précaires refusées.

5 npv, 1 contre, adopté.

31 mars:

 point info sur la fac. Invitation participation aux travailleurs à 11h départ en manif à 12h30 rdv organisations syndicales en centre ville à 14h pour poursuivre la manif : reporté prochaine AG.

Proposition : on rentre pas chez nous : mandater le commob pour définir l’occupation d’un endroit le 31. Kiosque bouffe musique, balletti medoc, battouk battante, le cri du cœur (chorale militante), schone connerie, arts du cirque, ect…

2 contre adopté.

Appel de la coordination nationale étudiante

Nous, mandaté-e-s des assemblées générales de plus de soixante établissements d’enseignement supérieur, réuni-e-s en coordination nationale le 19 mars, poursuivront jusqu’au bout le combat pour le retrait pur et simple de la Loi Travail. Loin d’être une attaque isolée, la Loi Travail fait suite à une longue série de contre réformes mises en place par les gouvernements successifs, qui n’ont eu de cesse de détruire un par un nos acquis sociaux, de développer la précarité, de s’attaquer aux services publics et de dévaloriser nos diplômes.

 

La Loi Travail est une attaque d’une ampleur considérable, car elle remet en cause tous les droits sociaux des salarié-e-s (35h, protection garantie par le droit du travail, CDI…). Nous ne sommes pas de la chair à patrons ! La baisse de la rémunération des heures supplémentaires, la simplification des licenciements, des barèmes ridicules d’indemnisation en cas de licenciement abusif, le basculement vers la prédominance des accords d’entreprise (inversion de la hiérarchie des normes), et toutes les autres mesures de la loi sont inacceptables et nous ramènent des dizaines d’années en arrière !

 

D’aucuns nous disent qu’en tant qu’étudiant-e-s, nous ne connaissons rien au travail, mais pourtant plus d’un-e étudiant-e sur deux est déjà salarié-e. Nous savons ce qu’est la réalité du monde du travail et la précarité. Nous, étudiant-e-s et salarié-e-s valons mieux que ça !

 

De plus, ce projet de loi précarise encore plus les femmes, les personnes racisées ou LGBTIQ, qui subissent déjà les temps partiels, les heures supplémentaires, un travail dévalorisant. Le mécanisme de négociation des droits au sein de chaque entreprise annulera des lois censées « défendre » l’égalité des droits.

 

La mobilisation a commencé très fort, avec plus de 500 000 personnes dans la rue le mercredi 9 mars. Elle a obligé le gouvernement à reculer sur la question des apprenti-e-s, tout en maintenant le contenu profond de la loi. C’est pourquoi nous exigeons toujours le retrait sans négociation ni amendement de la Loi Travail. Si certaines organisations (CFDT, Fage…) négocient des changements à la marge (dont la garantie jeune, une mesure inadmissible qui revient à du travail offert aux entreprises), ce n’est pas en notre nom !

 

Le 17 mars, nous sommes à nouveau descendu-e-s dans rue, beaucoup plus nombreux (plus de 150 000) dans des cortèges dynamiques résultants de la convergence construite entre étudiant-e-s et lycéen-ne-s, qu’il faut renforcer. Nous avons ainsi montré que nous ne sommes pas dupes des manœuvres du gouvernement et que ce n’est pas avec des modifications à la marge du projet de loi qu’on nous arrêtera.

 

Le gouvernement semble quant à lui avoir compris le message, intensifiant la répression avec des fermetures d’universités pour empêcher les étudiant-e-s de se réunir et de s’organiser. C’est une remise en cause intolérable de nos droits de grève et de réunion. Dans certaines universités, ces fermetures administratives ont été accompagnées de graves violences policières, avec le déploiement de CRS à l’intérieur même de nos campus, appelés par les président-e-s d’universités. Cela a été notamment le cas à Tolbiac (Paris 1), Strasbourg, Lyon… Nous condamnons cette répression et exigeons la libération immédiate et l’arrêt des poursuites contre tou-te-s nos camarades interpellé-e-s.

 

Pourtant, le gouvernement est loin de nous faire plier. Notre mouvement a démarré puissamment sur des dizaines d’universités, mais la colère qui s’est exprimée est encore loin de s’être entièrement traduite dans les assemblées générales et dans la rue. C’est pourquoi la principale tâche du mouvement dans les jours qui viennent est celle de la massification par un travail d’explication sur les conséquences de la Loi Travail pour les jeunes et la structuration de la mobilisation dans chaque filière et département de nos universités. Pour cela, il est indispensable d’arrêter le fonctionnement normal des activités dans nos établissements, en construisant la grève à côté des enseignant-e-s et des personnel-le-s et en la généralisant sur tous les campus. La grève est notre meilleure arme puisqu’elle permet à tou-te-s les étudiant-e-s de se libérer du temps pour s’adresser aux autres étudiant-e-s mais aussi aux lycéen-e-s et aux salarié-e-s.  Nous appelons les assemblées générales à mener un travail de convergence avec les salarié-e-s qui les entourent.

Il est nécessaire de construire un mouvement de grève reconductible illimitée dans la jeunesse et dans le monde du travail afin de faire reculer le gouvernement. Nous appelons donc l’ensemble des jeunes et des salarié-e-s, ainsi que leurs organisations, à rejoindre ces journées de grèves et à poser des préavis reconductibles.

 

 

Nous exigeons :

 

– le retrait immédiat, total, définitif et sans négociation de la Loi Travail

– la réduction et le partage du temps de travail : semaine de 32h

– la levée immédiate et définitive de l’état d’urgence ainsi que le retrait de la constitutionnalisation de cet état d’urgence et de la mesure de déchéance de nationalité

– la fin de la répression et la relaxe de nos camarades inculpé-e-s (mobilisé-e-s contre la loi travail, syndicalistes de goodyear, et tou-te-s les autres)

– la dispense d’assiduité des cours pendant les journées de mobilisation et pendant les assemblées générales

 

Nous appelons tous les secteurs à s’unir afin de faire aboutir nos revendications. Nous appelons tou-te-s les salarié-e-s, chômeur-euses, retraité-e-s, étudiant-e-s, lycéen-ne-s dans la rue :

 

– le jeudi 24 mars à une journée de mobilisation nationale et à des manifestations,

 

– le jeudi 31 mars, au côté des organisations syndicales (CGT, FO, FSU, Solidaires), à une journée de grèves et manifestations massives qui doit ouvrir un mouvement de grève reconductible et illimitée dans plusieurs secteurs de la société

 

– le mardi 5 avril pour une journée de mobilisation nationale

 

Nous appelons aussi le 22 mars à une journée d’actions coordonnées dans toutes les villes de France.

 

Seule la lutte paye ! Nous la mènerons jusqu’au retrait total de la Loi Travail !

 

 

 

Université Paris 8 Saint-Denis, le 19 Mars 2016

COMPTE RENDU DE L’AG DU 21/03/2016

Ordre du jour:
Point info :
– Infos loi travail
– Point mobilisation du 17 – répression
– CR coordination nationale du 19 mars
– CR commissions locales
Perspectives pour la mobilisation : dates, actions, com’mob

odj adopté

Journées d’action et de mobilisation actées + prochaine AG

22 mars : actions de sensibilisation / information / mobilisation sur le campus. Occupation de l’amphi B.

(info : en parallèle, une manifestation a lieu à 12h au départ de l’office du tourisme, appelée par la fonction publique)

Prochaine AG mercredi 23 à midi. Invitation des travailleurs pour construire la convergence, le collectif anti-sanofric peut nous y aider. Discussion des revendications à la suite des propositions faites à la coordination nationale + des travaux de la commission locale.

24 mars : piquets de grève sur le campus puis départ (10h30) pour le rassemblement devant le Medef, déposé par l’UD CGT. Suivi d’une manifestation si suffisamment de monde.

5 avril : l’AG appelle à la journée de mobilisation nationale adoptée en coordination inter-facs le week-end dernier

 

Motions adoptées

Motion d’appel à la grève du 31 mars :

« L’AG des étudiants réunie le 21 mars mandate le comité de mobilisation pour préparer la grève totale de l’UPV le 31 mars, dans l’unité avec les syndicats se prononçant pour le retrait de la loi travail (CGT, FO, FSU et Solidaires). L’AG appelle les étudiants à descendre dans la rue ce jour-là aux côtés des personnels. »

 

Motion adressée aux cheminots :

« L’AG des étudiants de Montpellier s’adresse aux cheminots, syndiqués ou non, pour les appeler à la solidarité concrète avec les étudiants mobilisés pour le retrait de la loi travail. Elle leur demande de les laisser voyager librement et gratuitement pour se rendre aux coordinations nationales, à commencer par celle de Rennes le week-end du 2-3 avril. »

 

Autres propositions adoptées

Envoi d’une délégation à l’intersyndicale de mardi (demain) soir à 18h à Saint Jean de Védas, où interviendront Gérard Filoche (ancien inspecteur du travail) et Richard Abauzit, co-auteurs d’un livre sur les attaques contre le droit du travail.

Envoi de mandatés à l’AG de ville

Mise en place d’actions de péage gratuit

Organisation d’un concert

Elaboration d’un symbole/insigne commun qui symbolise notre mouvement localement

Transformation de la page FB en groupe plutôt qu’en communauté pour que tout le monde puisse y poster.

 

Propositions ajournées

Assumer le principe de blocage des transports en l’annonçant dans nos tracts

 

Propositions refusées

Construire la convergence avec les policiers, aller les voir avant les manifestations

Organiser une assemblée inter-luttes sur Montpellier (enfants de la colline, AG contre l’état d’urgence, BDS, Sanofi, ag etudiante et lycéenne etc) la semaine prochaine.

Demander aux commissions de faire des CR écrits plutôt qu’oraux pour gagner du temps en AG.

Motion adopté dans l’AG du 15/03/2016

L’Assemblée Générale des étudiants de Montpellier, se prononce pour le retrait immédiat et non négociable de l’avant projet de loi el komri. Elle exhorte les directions de l’UNEF et des principales organisations de jeunesse à aider à mettre en place la coordination nationale des délégués élus par les assemblées générales étudiantes afin d’organiser nationalement le combat pour le retrait de la loi El Khomri, en particulier à travers l’organisation de la grève générale des universités.

L’Assemblée Générale des étudiants de Montpellier, rappelle aux organisation de jeunesse qu’il est de leur devoir de s’aligner et de respecter les revendications des étudiants qu’ils représentent, c’est à dire comme il apparaît dans les différentes assemblés générales en France Le Retrait immédiat et non négociable de la loi travail.

Compte rendu de l’AG du 15/03/2016

Ordre du jour :

  • Point info
  • Revendications
  • Perspectives

Odj Adopté

Propositions :

Proposition d’élection des représentants de la coordination nationale au sein du comité de mobilisation  accepté

Proposition d’une motion : forcer l’UNEF à se plier au mouvement et le reste des organisations de jeunesses et qu’elles nous aident à organiser la coordination de mouvement : mise à disposition de leurs moyens organisationnels. accepté

Proposition d’élargissement de la revendication de la Loi Travail   : accepté

Proposition de rallier les syndicats de travailleurs accepté

Appel à la mobilisation le 24 adopté

Appel à la mobilisation adopé

Appel à la mobilisation le 17

Départ 11h Paul Va et rejoindre la pref à 13h, le 17. adopté

Proposion facebook twitter adopté

Proposition de création d’une commission qui se met en lien avec les travailleurs en lutte et pas seulement les syndicats. adopté

Proposition d’une commission de réflexion pour l’élargissement de la revendication avec proposition à la prochaine AG adopté

Proposition d’une commission pour le service d’ordre  adopté

Proposition de l’AG le 21 à 10h adopté

Prochaine réunion du comité de mobilisation demain à midi sur le parvis des amphis ABC + journée de création de tracts et de banderoles + aller soutenir les lycées déjà en grève adopté

Proposition de faire cette réunion dès cet après midi adopté

Proposition de remise au vote de l’élection des délégués à la coordination nationale devant l’AG. refusé

Proposition aide JOFFRE jeudi le matin tôt (avant 8h) adopté

Proposition de déléguer 2 personnes du comité de mob pour aller dans le parc en face de Clémenceau et Joffre pour un point info sur la création d’AG adopté

Etat des lieux de la mobilisation en France

REGION PARISIENNE

Paris 1 : 700 en AG le 9, reprise de l’appel de Toulouse, comité de mobilisation jeudi 10, prochaine AG mardi 15, appel au 17, appel à une coordination région parisienne le 17 et coordination nationale le 19, délégation en direction de cheminot

Paris 6 : 170 personnes en AG (2/3 étudiant, 1/3 personnel) le 9, 5 bibliothèques sur 6 fermées, caisse de grève pour les salariés, reprise de l’appel de Paris 8, comité de mobilisation, prochaine AG le 16, appel au 17

Paris 7 : 150 en AG le 9, prochaine AG le 17, comité de mobilisation

Paris 8 : deuxième AG à 700 personnes le 10 mars, reprise de l’appel à une coordination ile de france (mais le 16, pour préparer la manif du 17) et à une coordination nationale le 19 (proposition que ce soit à Paris 8), avec mandatés, l’UFR de Science po et de Philo sont en grève, et plusieurs départements ont des AG prévus dans les prochains jours pour discuter de la grève, comité de mobilisation et commission spécifiques se structurent, prochaine AG le 14

EHESS : 60 en AG (bon chiffre pour l’EHESS) le 9, reprise de l’appel de Toulouse, prochaine AG mardi 15, manif le 12, coordination région parisienne le 17

ENS : 70 en AG, appel au 17

Paris 10 – Nanterre : “blocage” le 9 au matin (appelé par une “AG” de mardi à 50 personnes), 250 en AG, 150 à la manif, reprise de l’appel de Toulouse, 100 personne au comité de mobilisation, prochaine AG le 15

Lycées : blocage de lycées le 9 au matin (rendus difficile par la pluie), manif à 1000 lycéens, AG interlycées le soir à 110 personnes qui a appelé à des blocages pour le 17

 

AILLEURS

Nantes : 800 en AG le 9, plus de 1000 dans le cortège étudiant dans la manif, comité de mobilisation, prochaine AG le 11

Tours : 400 à AG le 9, comité de mobilisation, prochaine AG le 17

Strasbourg : 2 AG le 9 séparées avec au total 300 personnes, prochaine AG le 15, appel au 17, comité de mobilisation, 5000 en manif avec 200 jeunes

Caen : AG à 250 le 9, comité de mobilisation, prochaine AG le 15, appel au 17

Besançon : AG à 150 (plus grosses depuis 2010) le 9, comité de mobilisation, prochaine AG mardi 15, appel au 17

Mans : AG à 50 sur la fac le 9, AG à 40 sur le lycée Bellevue Montes, prochaine AG IFSI et lycées mardi 15, prochaine AG fac mercredi 16

Bordeaux : le 9 : blocage de lycées, manif lycéenne à 200, manif interpro à 15000-20000, coordination interfacs prévue sur la ville

Rennes : le 9 : manif à 7000-10000 avec 400 étudiants et 50 lycéens, AG demain à Rennes 2 et IEP, AG demain sur Brequigny, le plus gros lycée de la ville

Aix en Provence : 2 lycées bloqués, AG après la manif à 200 personnes avec petit minorité étudiante

Toulouse : grosse AG, lancement de l’appel repris ailleurs, 20000 en manif avec cortège jeune de 4000 personnes, meeting de convergence des luttes vendredi 11, prochaine AG le 15, appel au 17

Lille : blocage de lycées, AG à 400 sur Lille 3, comité de mobilisation demain, prochaine AG le 16, grève le 17, manif interpro entre 10000 et 15000 personnes avec 3000 jeunes

Montpellier : AG entre 60 et 100 personnes le 10, reprise de l’appel de Toulouse, prochaine AG le 15, appel au 17

(non exhaustif)

Appel de l’AG de Paul Valéry – 10 mars 2016

Nous, étudiant-e-s de l’université Paul Valéry, réuni.e.s en Assemblée Générale le 10 mars, exigeons, comme l’ont déjà fait des centaines d’étudiant-e-s du Mirail, de Paris 8, de Grenoble, le retrait pur et simple du projet de loi sur le Travail et des mesures immédiates pour lutter contre la précarité.

 

Dire, comme le fait la Ministre Mme El-Khomri, que ce serait « absurde » que les jeunes se sentent concerné-e-s par cette loi qu’ils n’auraient pas « comprise », c’est prendre les jeunes pour des imbéciles. Nous avons bien compris le projet de loi, et c’est pourquoi nous le refusons. Nous refusons de travailler plus (jusqu’à 46 heures par semaine) pour gagner moins. Nous refusons de nous faire virer encore plus facilement pour grossir les chiffres du chômage qui nous touchent déjà particulièrement.

 

Ce refus, nous entendons l’exprimer dans la rue et par le nombre. A dix ans de la lutte contre le CPE, c’est bien le spectre d’une mobilisation massive de la jeunesse convergeant avec celle des travailleur.se.s qui hante le gouvernement. C’est ce qui explique le report de la présentation du projet de loi devant le conseil des ministres. Avant même que nous ne soyons descendu.e.s dans la rue, la peur a déjà commencé à changer de camp !

 

Nous comptons bien donner raison à cette peur, et nous ne nous laisserons pas tromper par les manœuvres du gouvernement. Loin d’attendre assis la présentation d’une nouvelle mouture du projet de loi, c’est le moment de se mobiliser massivement pour imposer son retrait pur et simple. En ce sens, le 9 mars a été une échéance très importante et n’est en même temps qu’un début.

Nous sommes conscient-e-s que pour faire reculer définitivement le gouvernement, c’est un mouvement d’ensemble dans la durée qui sera nécessaire.

 

C’est pourquoi nous appelons à une prochaine AG le 15 mars à 10h (amphi A) et invitons l’ensemble des personnels universitaires de Paul Valéry à faire de même.

 

Nous nous joignons à l’appel à manifestation samedi 12 mars contre l’état d’urgence et pour le retrait de la loi travail (départ de Plan Cabanes à 14h).

 

Nous invitons l’ensemble des universités réunies en Assemblée Générale :

– à appeler à une nouvelle journée de mobilisation nationale le 17 mars prochain

– à travailler à la massification du mouvement par un travail d’explication patiente sur les conséquences de cette loi

– à ce que des initiatives soient prises pour faire le lien avec les travailleur-euse-s et les lycéen-e-s mobilisé-e-s, dans la perspective d’un tou-te-s ensemble

– à travailler dès maintenant à la coordination des universités en lutte après la manifestation du 17 mars